Les 5 phares d’Ouessant : Créac’h, Stiff, Jument, Kéréon, Nividic

Ouessant est surnommée « l’île sentinelle » en raison des cinq phares qui l’entourent. Deux sont à terre et visitables (Créac’h et Stiff), trois sont en mer et inaccessibles mais contemplables depuis les côtes (Jument, Kéréon, Nividic). Ensemble, ils balisent l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, à la jonction de la Manche et de l’Atlantique.

Phares à terre (visitables)

Phare du Créac’h

Tour de 55 mètres à bandes noires et blanches, l’un des phares les plus puissants d’Europe, portée 32 milles (environ 60 km). Allumé en 1863, classé Monument Historique en 2011. Au pied du phare se trouve le Musée des Phares et Balises.

Phare du Stiff

Le plus ancien de l’île : conçu par Vauban en 1685 et opérationnel en 1700. Perché à 60 m sur le point culminant de l’île, il se visite (104 marches) et offre un panorama exceptionnel sur la mer d’Iroise.

Phares en mer (non visitables)

Phare de la Jument

47 m de haut, allumé en 1911, rendu mondialement célèbre par la photo de Jean Guichard prise en décembre 1989. Classé Monument Historique. Meilleure observation depuis la pointe de Penn ar Viler (sud de l’île).

Phare de Kéréon

41 m, surnommé « le Palace » pour son plancher en marqueterie et ses lambris en chêne de Hongrie. Dernier phare monument érigé en mer en France, achevé en 1916. Situé dans le redoutable passage du Fromveur.

Phare de Nividic

Le phare le plus occidental de France métropolitaine, sur un rocher au large de la pointe de Pern. Mis en service en 1936, alimenté en électricité par un téléphérique jusqu’en 1972 (pylônes visibles).

Voir les phares en nocturne

Venir à Ouessant, ce n’est pas que découvrir les paysages de jour : il faut rester au moins une nuit pour voir les phares s’allumer. C’est un spectacle unique de se retrouver au pied du Créac’h la nuit, surtout avec une légère brume. Les feux se synchronisent sur le rythme du Créac’h.